Voyager éco-responsable : ma trousse de toilette zéro déchet (1/4)

Voyager éco-responsable : ma trousse de toilette zéro déchet (1/4)

Voyager de manière éco-responsable, ce n’est pas qu’une question de choix d’hébergement ou de destination !

A la veille des départs en vacances, Vaovert vous propose de passer en revue les bons gestes à adopter pour avoir la valise la plus éco-responsable possible !

Premier épisode : la trousse de toilette ! On vous fait découvrir des produits sains et pratiques, qui pourraient vite se faire une place dans votre quotidien, même après les vacances !

Savons et shampoings : j’opte pour du solide !

Vous en avez marre des bouteilles en plastique polluantes ? Vous avez envie d’en finir avec des contenants beaucoup trop grands pour le voyage en question et dont on n’utilise pas la moitié ? Vous êtes encore traumatisés par ce flacon qui s’est renversé dans la valise ?

Mais saviez-vous qu’il existe une alternative zéro déchet et qui prendra un minimum de place dans la trousse de toilette ? On vous présente le savon solide !

Un gant de toilette ou une petite boîte en carton recyclé peuvent suffire à en assurer le trajet pour les plus précautionneux, même si on peut se contenter d’une fine feuille de papier.

Côté savon, on vous invite à opter pour des marques mettant à l’honneur la fabrication artisanale et en particulier la saponification à froid. Ce processus de fabrication s’exerce à température ambiante. Quelle importance ? Sans chauffage, les huiles végétales et les actifs naturels conservent toutes leurs propriétés.

Plus écologique que les gels douches industriels, le savon est au final plus doux et nourrissant pour la peau. Moins connu, le shampoing solide mérite aussi le détour : moins d’ingrédients polluants, moins d’eau nécessaire à sa fabrication et plus durable, c’est gagnant-gagnant entre la nature et vous !

Pour le déodorant aussi !

Le déodorant solide : vous n’en aviez peut-être jamais entendu parler, mais ça existe ! Et c’est au moins aussi pratique que le savon solide.

Concrètement comment ça marche ? Et bien il s’agit d’un bloc qu’on passe sous un filet d’eau avant de l’appliquer sous les aisselles. Il laissera alors une fine couche de crème. La composition est 100% naturelle avec des ingrédients tels que le sodium bicarbonate, les huiles essentielles et végétales ou encore l’argile blanche pour absorber l’humidité.

Seul bémol : face à la transpiration, tout le monde n’est pas égal alors il vous faudra peut-être en tester plusieurs avant de trouver le bon modèle. Mais vous pourrez alors dire adieu aux déodorants des grandes surfaces dont la grande majorité contient du sel d’aluminium (dangereux pour la santé) et parfois même des perturbateurs endocriniens !

Et mon sourire ?

Là, c’est le moment moins drôle où on sort un chiffre si impressionnant qu’il peut vite nous le faire perdre, ce sourire.

On estime à 4,7 milliards le nombre de brosses à dents non-biodégradables qui finissent dans la nature chaque année (selon Brush with bamboo).

Alors qu’est ce qu’on fait ? Vous vous doutez bien qu’on ne va pas arrêter de se laver les dents ! Pour y remédier, on peut se porter sur la brosse à dent en bambou. Très légère, elle se glissera dans la trousse bien plus facilement que votre grosse brosse à dent électrique.

Le petit plus, c’est de veiller à ce que les poils de la brosse soient en nylon biodégradable, toujours pour limiter son impact sur la nature. On peut même trouver certains types de poils infusés au charbon végétal ! Dans ces cas-là, la brosse est alors entièrement biodégradable au compost !

N’oublions pas le dentifrice non plus. Adieu le tube en plastique ! Bonjour le dentifrice en poudre, bio et naturel ! Finissez-en avec le dioxyde de titane, que deux dentifrices sur trois en grande surface comprennent et optez plutôt pour une petite boîte qu’on recharge à sa guise.

Alors, on peut toujours avoir quelques doutes à l’idée de se brosser les dents avec de la poudre. Et pourtant, on y retrouve tous les ingrédients naturels assurant une bonne hygiène.

Le dilemme de la crème solaire

La crème solaire, c’est évidemment un indispensable de l’été. Mais elle comprend aussi sa part de pollution : 25% de la crème solaire se dilue au bout de 20 minutes de baignade. On estime aujourd’hui entre 4 000 et 6 000 tonnes la quantité de crème absorbée par les récifs coralliens chaque année !

Mais le zéro déchet n’a pas encore réponse à tout et cette fois, on ne vous conseillera pas cette fois la fabrication maison. Si, malgré tout, vous voulez vous y essayez, vérifiez au moins l’efficacité des ingrédients avec un dermatologue !

Néanmoins, se protéger du soleil, c’est aussi une question de comportement ! Même si sentir le soleil sur la peau est un effet des plus agréables, on vous invite simplement à limiter votre exposition aux heures les plus sensibles (entre 12h et 16h), à utiliser sans modération parasols et vêtements et à s’exposer progressivement.

Et bien sûr, pour les situations où une protection s’impose, on ne peut bannir la crème solaire mais il faut bien s’intéresser à la composition de celle-ci. Quelques labels existent mais ils manquent encore de reconnaissance officielle. La première chose à faire, c’est au moins d’exclure toutes les crèmes comprenant du l’oxybenzone (ou BP3) et l’octocrylène, des composants officiellement toxiques pour l’environnement. Sur le marché, il existe aujourd’hui des crèmes dites bio et écologiques mais leur efficacité est parfois limitée et leur impact sur l’environnement subsiste.

Pour en savoir plus : La crème solaire écologique et efficace n’existe pas, mais il est possible d’en réduire l’impact

Huffington Post

Les huiles essentielles : mon arme anti-moustique

Pas de casse-tête cette fois comme pour la crème solaire : les moustiques sont un ennemi si bien connus qu’on sait maintenant ce qu’ils n’aiment pas.

Pas besoin donc d’un spray de grande surface pour s’en protéger, des huiles essentielles le font très bien. On peut ainsi créer sa propre recette, à base d’aloe vera, de citronnelle et d’eucalyptus par exemple.

On met le tout dans un flacon réutilisable à souhait, on le glisse dans sa trousse de toilette et vous voilà enfin prêt à partir en voyages !

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