[La Photo de la Semaine] Le changement climatique en un Gif

Écogestes mars 04, 2019

Les changements climatiques à travers la planète ne cessent de s’accélérer et sont de plus en plus visibles.

L’évolution du centième méridien de 1980 à aujourd’hui. (© Katie Peek)

Direction les Etats-Unis, et l’observation du 100ème méridien. C’est ainsi qu’on désigne la ligne de démarcation séparant l’Est de l’Amérique, plus humide, de l’Ouest, plus sec. Cette ligne a été tracée pour la première fois par l’explorateur John Wesley Powell en 1878. Il remarquait alors la « merveilleuse transformation en traversant cette ceinture d’Est en Ouest ». La végétation luxuriante et détrempée laisse progressivement place à un sol aride, ponctué occasionnellement de cactus. Quelques temps plus tard, on remarque son alignement avec le centième méridien de longitude, d’où cette désignation.

Les climatologues américains se sont intéressés à l’évolution de cette frontière sur les 30 dernières années. Les résultats sont déroutants : la ligne s’est déplacée de presque 225 kilomètres (140 miles) vers l’Est !

Comment expliquer une telle transition ?

« Les précipitations n’ont pas beaucoup changé dans les plaines du Nord, peut-on lire sur le site YaleEnvironment360. Mais la hausse des températures augmente l’évaporation du sol et assèche les choses. Pendant ce temps, les précipitations diminuent de plus en plus au sud en raison de changements dans la configuration des vents. (…) La transformation observée jusqu’à présent pourrait être naturelle, ajoute-il, mais elle correspond à ce que nous attentions par rapport au réchauffement climatique. Et elle devrait continuer à se déplacer vers l’est alors que la planète se réchauffe ». De tels changements pourraient alors transformer en profondeur toute l’agriculture nord-américaine.

Ces observations rejoignent d’autres transformations observées sur le continent nord-américain. Comme par exemple le déplacement des zones de formation des tornades de presque 800 kilomètres en 30 ans. Ou encore Les zones de rusticité, témoin des basses températures moyennes en hiver, qui ne cessent de se déplacer vers le Nord depuis 1990. Côte Canadien aussi, on note le recul du pergélisol (les parties du sol gelés en permanence).

Le déplacement du pergélisol en un siècle.
(© Katie Peek)

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