Grandir près d’espaces naturels réduirait le risque de maladies mentales

Grandir près d’espaces naturels réduirait le risque de maladies mentales

Une étude danoise rappelle l’importance de garder une place importante à la nature dans nos villes et nos vies.

Rien de mieux qu’une sortie en nature pour sentir un peu d’air frais et recharger les batteries. Mais les bien faits que la nature réserve à notre organisme pourraient aller beaucoup plus loin que vous ne l’imaginez. Une nouvelle étude de  l’Université d’Aarhus au Danemark a démontré que grandir près d’espaces naturels pourrait réduire jusqu’à 55% le risque de maladie mentale d’un individu à l’âge adulte. Publiée dans le journal PNAS, l’étude est présentée comme « la plus grande enquête de l’association entre les espaces verts et le bien-être mental ».

Un risque réduit de 15 à 55%

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont mis en relation les risques de développer 16 désordres mentaux différents à l’âge adulte et la quantité d’espaces verts entourant son lieu de vie à l’enfance. S’ils ont pu s’appuyer sur de nombreux paramètres comme les revenus annuels ou le niveau d’éducation, les chercheurs notent « une contribution notable des espaces naturels, indépendamment du statut socioéconomique des parents et du voisinage ».

Ils en sont ainsi arrivés à la conclusion que grandir près d’espaces naturels pouvait réduire le risque de troubles mentaux de 15 à 55% selon le type de pathologies. Kristine Engemann, co-auteur de l’étude, explique que « les espaces verts semblent avoir un effet sur la santé mentale aussi important que les antécédents familiaux ou les statuts socioéconomiques. Mais ce qu’il y a en plus, c’est la notion de dosage : plus un enfant a passé de temps à proximité de la nature, plus le risque de développer des troubles mentaux à l’âge adulte diminue ».

Repenser nos villes

Les chercheurs préviennent que ces résultats ne montrent à ce jour qu’une corrélation. Il ne faut donc pas tirer de conclusions hâtives. Mais cela vient enrichir une série d’études montrant les bien faits de la nature sur l’organisme, et particulièrement les enfants. Des travaux qui invitent donc les parents à ne pas hésiter à offrir à leurs enfants des belles promenades en nature. Mais qui doivent aussi encourager les villes à repenser leur conception, en intégrant toujours plus d’espaces naturels à leurs aménagements.

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