DIY : Comment bien faire son compost (même en ville) ?

mars 04, 2021

Le printemps est proche, et ça tombe bien, car c’est l’une des meilleures périodes pour répandre son compost bien mûr que l’on a bichonné tout au long de l’année ! Pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, ou qui se demandent comment faire, on t’a préparé un petit tuto afin que ton compost soit prêt pour l’automne !

Pour info, le compost et son dérivé le bokashi font partie de l'Indince Vaovert,  notre outil de mesure de l'engagement éco-responsable que chaque hébergeur doit remplir lorsqu’il s’inscrit sur le site Vaovert. Le compost s'inscrit dans la catégorie “3R”, dédiée au tri des déchets. Pour rappel, tu peux retrouver les écopoints de chaque hébergement sur son annonce, ainsi que son niveau associé (1, 2 ou 3).

En savoir plus sur l'indice Vaovert : https://www.vaovert.fr/points-ecologie

Si tu possèdes un jardin, le compost te sera d’une grande aide puisqu’il permet avant tout d’enrichir la terre et ainsi d’améliorer les plantations. Pour un rendu optimal, il te faudra 2 bacs pour faire ton compost : le premier servant à recevoir le tas en cours de compostage et le second qui servira pour l’année prochaine. Ils doivent être assez larges pour permettre de retourner le contenu avec une bêche et être couverts pour protéger des intempéries. Si possible, stocke tes bacs au soleil pour favoriser le développement des bactéries nécessaires à la fabrication du compost.

Un bac à compost dans un jardin

Que mettre au compost ?

A l’intérieur, tu peux déverser au fur et à mesure tous tes déchets verts et bruns mélangés (autrement dit, tes déchets alimentaires “humides” et des matières “sèches” provenant du jardin comme des feuilles mortes, des brindilles ou des fleurs fanées). Plus les matières sèches et humides sont mélangées entre elles, mieux c’est !

Déchets acceptés : épluchures de fruits et légumes, coquilles d’œufs cassées, herbes fraîches, marc de café, sachets de thé ou café.

Déchets refusés : pain, restes de viande ou poisson, coquilles de crustacés.

A chaque étape, mélange bien chaque couche avec la précédente pour un meilleur rendu !

Il faut de 4 à 6 mois pour obtenir un bon compost, et ce n’est qu’au bout de 6 à 12 mois qu’il peut être utilisé par épandage !

Le compost sert d'engrais.

Et le compost pour les citadins ?

Nos voyageurs habitant en ville ont eux aussi droit à leur compost ! Renseigne-toi sur le site de ta ville, il y a forcément une association chargée de faciliter le compostage des restes alimentaires. Une fois l’association ou le service trouvé, on te fournira un bio-seau pour que tu puisses y verser tes restes de cuisine. Une fois le seau plein, tu pourras aller le vider au niveau des placettes de compostage (ou compost de quartier) réparties dans la ville, et c’est l’association qui se chargera de faire vivre le compost ! Un super geste écologique, facile à appliquer, et qui permet également de réduire tes déchets ménagers !

Comment faire son compost en ville ?

Compost ou bokashi, quelle différence ?

Bokashi est un mot japonais qui signifie "matière organique fermentée". Le Bokashi est un engrais naturel, formé lors d’un processus alternatif au compostage. Il demande un peu plus de pratique et de manipulation que le compost mais agit plus rapidement puisqu’en seulement quelques semaines, il est déjà prêt à être utilisé sous forme liquide !

En pratique, le bokashi nécessite un seau et un “démarreur”, c’est-à-dire un mélange de son de blé et de micro-organismes qui va activer la fermentation des aliments. Puis, il te suffit d’alterner les couches entre tes restes d’aliments et le démarreur. Au bout de quelques semaines, tu récupéreras de l’engrais sous forme liquide par le robinet prévu et tu pourras déjà l’utiliser comme engrais en le diluant avec de l’eau ! Facile, non ?

Un exemple de seau pour le Bokashi